Conseil international du lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent

Le Conseil gère activement le débit en réponse au temps extrêmement pluvieux et au niveau élevé de l’eau

2017/05/02

En raison du temps exceptionnellement pluvieux d’avril, le niveau d’eau monte rapidement sur l’ensemble du réseau hydrographique du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. 

Les précipitations ont été bien supérieures à la normale sur l’ensemble du bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent le mois dernier, avec certains secteurs ayant reçu plus de deux fois la quantité normale de précipitations en avril. Par conséquent, selon les données provisoires, le mois dernier se classera parmi les trois mois d’avril les plus humides jamais enregistrés (depuis1900), en termes de quantité totale d’eau s’étant écoulée dans le lac Ontario, alors que les effets nets des précipitations et du ruissellement se sont combinés au débit relativement élevé entrant dans le lac Ontario depuis le lac Érié. 

En raison des conditions humides, le niveau du lac Ontario a augmenté de 44 cm (17,3 po) le mois dernier. Cette hausse est la troisième plus importante enregistrée en avril depuis 1918, étant juste 6 cm (2,4 po) de moins que le seuil record jamais enregistré de 50 cm (19,7 po) en 2014. À la fin d’avril, le niveau moyen pan-lacustre s’élevait à 75,52 m (247,77 pi). Ce niveau est le sixième plus élevé enregistré à ce moment-ci de l’année depuis 1918 et le plus élevé depuis 1993. 

Le niveau d’eau du lac Ontario se situe maintenant au seuil de déclenchement supérieur (ou au-dessus) établi par la Commission mixte internationale qui s’applique à ce moment-ci de l’année. Par conséquent, le Conseil utilise maintenant ce que la CMI définit comme le critère H14, qui ordonne au Conseil de fixer le débit sortant de façon à aider le plus possible les propriétaires riverains vivant sur les rives de l’ensemble du réseau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, ainsi qu’à équilibrer le niveau d’eau en amont et en aval afin de réduire au minimum, dans la mesure du possible, les impacts des inondations et de l’érosion. 

Néanmoins, le Conseil reconnaît que des inondations et de l’érosion se produisent sur le bassin du lac Ontario et en aval sur le réseau du fleuve Saint-Laurent. En raison des conditions exceptionnellement humides en avril, le niveau d’eau de la rivière des Outaouais, qui se déverse dans le fleuve Saint-Laurent juste en amont de Montréal à la hauteur du lac Saint-Louis, a atteint un record. Le niveau de l’eau à cet endroit a aussi augmenté de façon spectaculaire ce printemps, pour atteindre un niveau qui n’a pas été observé depuis 1993. 

Ainsi, le Conseil continue d’équilibrer le niveau élevé en amont et en aval au moyen des directives fournies dans le Plan 2014 qui précisent que, lorsque le lac Ontario s’élève à 75,50 m (247,7 pi), son débit sortant doit être augmenté, de manière à ce que le niveau du lac St-Louis soit augmenté et maintenu à 22,40 m (73,5 pi), soit un niveau que le Conseil reconnait comme étant supérieur au niveau d’inondation à cet endroit. Étant donné qu’il semble très probable que le lac Ontario maintienne un niveau d’au moins 75,50 m (247,7 pi) pendant un certain temps, le niveau du lac St-Louis sera maintenu à 22,40 m (73,5 pi) pour un avenir prévisible. 

Les administrations côtières doivent se préparer à l’éventualité d’inondations importantes puisque les tempêtes demeurent fréquentes à cette période de l’année. Même s’il y a près de 25 ans (depuis 1993) qu’on n’a pas vu de niveaux d’eau aussi élevés, le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent ont dépassé ces niveaux à plusieurs reprises par le passé, et cela se reproduira sûrement à l’avenir. Ces niveaux d’eau élevés sont attribuables aux conditions exceptionnellement pluvieuses et aux grands apports d’eau, et ils se seraient produits, quel que soit le plan de régularisation appliqué. Le niveau d’eau des lacs et des rivières aurait été pratiquement identique cette année au terme du plan de régularisation précédent. Comme le Conseil mène maintenant ses activités en vertu du critère H14, le débit sortant du lac Ontario continuera de minimiser et d’équilibrer les inondations près du lac Ontario et le long du fleuve Saint-Laurent, dans la région de Montréal. 

Le 1 mai 2017, le niveau du lac Ontario surpassait de 55 cm (21,7 pouces) son niveau moyen à long terme pour cette période de l’année. Le niveau du lac St. Lawrence, immédiatement en amont du barrage Moses‑Saunders à Cornwall (Ontario) et à Massena (État de New York), était d’environ 58 cm (22,8 pouces) sous la moyenne. En aval, le niveau du fleuve Saint-Laurent au lac St-Louis est supérieur d’environ 74 cm (29,1 pouces) à la moyenne, tandis qu’au port de Montréal, le niveau surpasse de 120 cm (47,2 pouces) la moyenne. 

Le Conseil, en collaboration avec son personnel, continue de surveiller le réseau. Les changements, les photos et les graphiques des débits sortants sont affichés sur la page Facebook du Conseil, à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/InternationalLakeOntarioStLawrenceRiverBoard (en anglais). De plus amples renseignements détaillés se trouvent sur le site Web du Conseil, à l’adresse suivante : http://ijc.org/fr_/islrbc.    

Personnes-ressources

Gail R. Faveri : 905-336-6007; gail.faveri@canada.ca

Arun Heer : 513-684-6202; Arun.K.Heer@usace.army.mil

 

Le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent précise le débit du lac Ontario en conformité avec le Plan 2014, comme prescrit dans l’ordonnance supplémentaire de 2016 de la Commission mixte internationale. Les États-Unis et le Canada ont convenu du Plan en décembre 2016 pour tenter d’améliorer la performance environnementale tout en conservant la plupart des avantages qu’apportait aux autres parties prenantes le Plan 1958-D, en vigueur précédemment depuis 1963. Afin de déterminer le débit, le Conseil et son personnel suivent de près le niveau d’eau du réseau hydrographique du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, ainsi que des Grands Lacs en amont, de même que les effets qu’a ce niveau sur les intervenants de tout le bassin. 

Le niveau d’eau varie d’année en année et à l’intérieur d’une même année suivant les conditions météorologiques et les conditions liées à l’approvisionnement en eau. De telles variations sont bénéfiques pour les milieux humides côtiers et sont essentielles à la santé du milieu lacustre, mais elles peuvent parfois, suivant les circonstances données, augmenter la vulnérabilité des structures riveraines et réduire les possibilités de navigation de plaisance. Le Conseil exhorte tous les résidents à se préparer à composer avec toute la gamme de niveaux d’eau qui ont été enregistrés par le passé et qui pourraient se produire à l’avenir. D’après les observations historiques et les prévisions des conditions futures, le niveau d’eau du lac Ontario devrait varier au moins d’une hauteur maximale de 75,73 m (248,5 pi) à une hauteur minimale de 73,56 m (241,3 pi) à de rares intervalles. Nous reconnaissons toutefois que les conditions climatiques futures sont incertaines et que, par conséquent, de niveau d’eau particulièrement extrême pourrait être atteint plus souvent que par le passé. Le niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent a tendance à varier davantage que celui du lac Ontario. De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte de l’effet variable local des vents forts et des vagues, qui peuvent augmenter ou réduire considérablement le niveau d’eau local des lacs et des rivières, entraînant des variations temporaires de plus d’un demi-mètre (2 pi) à certains endroits. 

Pour en savoir plus, visitez le site Web du Conseil (http://ijc.org/fr_/islrbc) et sa page Facebook (https://www.facebook.com/ConseilIntduLacOntarioetduFleuveSaintLaurent/). Pour recevoir toutes les semaines un courriel sur le niveau d’eau et le débit dans le réseau hydrographique du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, écrivez à stlaw-L-subscribe@cciw.ca en inscrivant le mot « abonnement » en objet et dans le message.