Moses-Saunders Dam

Malgré les débits records du lac Ontario, le risque élevé de hauts niveaux persiste

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Des températures clémentes et un faible couvert de glace sur le fleuve Saint-Laurent en janvier, se poursuivant en février, ont rendu possible la sortie de débit inégalée du lac Ontario, et ce, malgré des apports historiques élevés en janvier. Cette tendance, qui perdure maintenant depuis plus de trois ans, continue de contrecarrer les efforts déployés par le Conseil pour abaisser le niveau d’eau du lac Ontario.

Le volume total d'eau relâché du lac Ontario entre janvier 2017 et la fin décembre 2019 a été le plus élevé jamais enregistré sur une période de 36 mois, cependant les apports totaux ont également atteint des records élevés historiques.

Les derniers débits records surviennent alors que le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent continue de dévier du Plan 2014 afin de maximiser le débit dans le but de retirer autant d’eau que possible du lac Ontario afin d’atténuer le risque de hauts niveaux durant la crue printanière.  

Un mois de janvier particulièrement doux et une couverture de glace limitée dans des zones critiques du fleuve Saint-Laurent ont créé des conditions favorables au relâchement d’un volume d’eau exceptionnel du lac Ontario.  

Les environs du barrage Moses-Saunders, à Massena (État de New York), ont connu le sixième mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis 1949. Des conditions météorologiques clémentes au début du mois ont retardé la formation du couvert de glace et permis des débits records moyen de 10 430 m3/s (368 300 pi3/s) durant les 11 premiers jours de janvier.  

Ces débits exceptionnellement élevés du lac Ontario ont fait monter le niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent au lac Saint-Louis, dans la région de Montréal, près de sa cote d’inondation, et ont provoqué du fait même une diminution record du niveau d’eau du lac Saint-Laurent, situé juste en amont du barrage Moses-Saunders.  

Puis, le 11 et 12 janvier, une violente tempête a balayé le sud de l’Ontario et du Québec, causant une augmentation rapide du débit des affluents, et a nécessité la diminution temporaire du débit du lac Ontario afin de maintenir le niveau d’eau du lac Saint-Louis sous son seuil d’inondation.   

Les températures clémentes ont fait place à des températures plus froides au milieu du mois ce qui a favorisé la formation du couvert de glace dans le secteur du canal de Beauharnois. Par conséquent, une réduction du débit du lac Ontario a été nécessaire afin de réduire le risque de briser la fragile couverture de glace et de causer un embâcle.   

Néanmoins, les débits sont demeurés au-dessus des valeurs typiques de janvier tout au long du mois, et à la fin du mois, la couverture de glace s’était de nouveau altérée, ce qui a permis une augmentation record des débits. En somme, le débit moyen de janvier a été de 9 210 m3/s (325 200 pi3/s), soit 740 m3/s (26 100 pi3/s) de plus que le record précédemment établi en janvier 1987.

Malgré ces débits sans précédents, le niveau d’eau du lac Ontario a augmenté en janvier car les apports totaux nets ont atteint en moyenne 10 140 m3/s (358 100 pi3/s). Ces apports élevés sont en grande partie attribuables aux pluies abondantes qui ont rapidement gonflé ses tributaires pendant et après la violente tempête des 11 et 12 janvier. Cette tempête a également causé une augmentation rapide du lac Érié ce qui a, par conséquent, résulté en des apports élevés records au lac Ontario par la rivière Niagara à la fin de janvier.

Au net, le niveau d’eau dans le réseau a commencé à augmenter par rapport à son creux saisonnier de décembre et, en date du 6 février, le niveau du lac Ontario se situait à 75,13 m (246,49 pi), soit près d’un sommet record pour cette période de l’année. Le niveau d’eau du lac Érié et celui des Grands Lacs d’amont se situent également à des niveaux élevés records, ce qui ne fait qu’augmenter davantage le risque de crues ce printemps.   

Le Conseil suit de près l’évolution de la situation et persiste à maximiser les débits afin de réduire les risques de hauts niveaux en 2020.  

Pour obtenir des renseignements sur les conditions hydrologiques, le niveau d’eau et le débit, y compris des graphiques et des photos, veuillez consulter la page Facebook du Conseil à l’adresse https://www. facebook.com/ConseilIntduLacOntarioetduFleuveSaintLaurent. Plus de détails sont également accessibles sur son site Web : https://www.ijc.org/fr/clofsl.

 

Personnes-ressources :

Rob Caldwell:              (613) 938-5864                                    Rob.Caldwell@canada.ca
Susie Blair:                  (716) 879-4410                                    susan.a.blair@usace.army.mil
 

Le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent ajuste le débit du lac Ontario en conformité avec le Plan de 2014, comme le prescrit l’ordonnance supplémentaire de 2016 de la Commission mixte internationale. Les États-Unis et le Canada ont convenu du Plan en décembre 2016 pour tenter d’améliorer la performance environnementale tout en conservant la plupart des avantages qu’apportait aux autres parties prenantes le Plan1958-D, en vigueur précédemment depuis 1963. Afin de déterminer le débit, le Conseil, avec son personnel, suit de près le niveau d’eau du lac Ontario et celui du fleuve Saint-Laurent ainsi que celui des Grands Lacs en amont et porte une attention particulière aux effets sur les parties prenantes dans le bassin.   

Le niveau d’eau varie d’année en année et à l’intérieur d’une même année selon les conditions météorologiques et les conditions liées à l’approvisionnement en eau. De telles variations sont bénéfiques pour les milieux humides côtiers et sont essentielles à la santé du milieu lacustre, mais elles peuvent parfois, suivant les circonstances données, accroître la vulnérabilité des structures riveraines et réduire les possibilités de navigation de plaisance. Le Conseil exhorte tous les résidents à se préparer à composer avec toute la gamme de fluctuations du niveau d’eau qui furent enregistrées par le passé et qui pourraient se produire à l’avenir. D’après les observations historiques et les prévisions des conditions futures, le niveau d’eau du lac Ontario devrait varier au moins d’une hauteur maximale de 75,92 m (249,1pi) à une hauteur minimale de 73,56 m (241,3 pi) à de rares intervalles. Nous reconnaissons toutefois que les conditions climatiques futures sont incertaines et que, par conséquent, un niveau d’eau particulièrement extrême pourrait être atteint plus souvent que par le passé. Le niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent a tendance à varier davantage que celui du lac Ontario. De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte de l’effet variable des vents forts et des vagues, qui peuvent faire augmenter ou réduire considérablement le niveau d’eau local des lacs et du fleuve, entraînant des variations temporaires de plus d’un demi-mètre (2pi) à certains endroits.    

Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site Web du Conseil au ijc.org/fr/clofsl ou sa page Facebook au https://www.facebook.com/ConseilIntduLacOntarioetduFleuveSaintLaurent/. Pour recevoir l’infolettre hebdomadaire au sujet du niveau et du débit dans le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, vous pouvez également vous abonner à la liste de diffusion en envoyant un courriel à stlaw-L-subscribe@cciw.ca en mentionnant « abonnement » dans l’objet et le corps du message.