Des ateliers apportent des perspectives binationales aux travaux d’étude de la rivière Souris

17 mai 2019
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Une étude en cours dans le bassin de la rivière Souris recommandera des améliorations à l’accord international de 1989 qui régit l’exploitation des quatre grands barrages en Saskatchewan et au Dakota du Nord. Au fur et à mesure que le Groupe d’étude s’approche de solutions possibles aux problèmes d’approvisionnement en eau et d’inondation dans le bassin, il sollicite régulièrement les commentaires du public et de la collectivité pour s’assurer que de nombreux intérêts seront pris en compte dans le rapport final de l’étude.

L’étude a récemment tenu un webinaire et deux ateliers, l’un au Canada et l’autre aux États-Unis, avec des participants des groupes consultatifs publics et des organismes ressources pour présenter et recueillir des commentaires sur les scénarios d’exploitation possibles des barrages. Les membres de ces groupes sont les yeux et les oreilles de l’étude sur le terrain et représentent les points de vue de la population du bassin.

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Des membres du Groupe d’étude international de la rivière Souris discutent des commentaires des groupes consultatifs.

On a présenté aux membres du public les indicateurs de rendement des modèles existants pour voir s’ils sont pertinents ou s’il en manque. Les indicateurs de rendement représentent différents intérêts dans le bassin et sont utilisés pour montrer comment les changements dans les niveaux ou les débits d’eau pourraient affecter l’environnement naturel et bâti.

Le Groupe d’étude a également décrit des réflexions préliminaires sur les solutions de rechange à l’exploitation des réservoirs afin de déterminer si ces idées et cette information avaient un sens pour les Groupes consultatifs publics (GCP). Les membres des GCP des deux pays ont fait plusieurs suggestions pour clarifier les indicateurs de rendement utilisés dans l’étude, comme l’inclusion des préoccupations autochtones et tribales.

L’étude a accueilli des représentants de tribus américaines, dont la nation Mandan, Hidatsa et Arikara (MHA). Il y a un intérêt de la part du Groupe de donner l’occasion aux tribus, aux Premières Nations et aux Métis du bassin de fournir de plus amples commentaires.

Des représentants du gouvernement et d’autres organismes siégeant au Groupe consultatif des organismes ressources (GCOR) du Groupe d’étude ont également participé aux ateliers. Ces membres ont commenté les nouveaux plans de régularisation possibles du point de vue de leurs organismes respectifs.

Les participants s’entendent pour dire que le plan d’exploitation devrait être modifié pour permettre une plus grande souplesse opérationnelle afin de s’adapter plus rapidement aux conditions changeantes. Le GCOR a également soulevé la question des changements climatiques et de l’intégration de cette question complexe dans les recommandations de l’étude. Le nouveau Groupe consultatif sur le climat de l’étude utilisera l’analyse historique, la modélisation hydrologique et les modèles climatiques projetés pour analyser les impacts que les changements climatiques pourraient avoir sur les opérations du projet de la rivière Souris.

Cette série d’ateliers a permis d’apporter de nouvelles idées et de recentrer l’étude sur les domaines de priorité et les meilleurs moyens d’évaluer les solutions de rechange possibles. Au cours des prochains mois, les équipes techniques de l’étude répartiront la rétroaction en une série de solutions de rechange qui tiennent compte des préoccupations du GCOR et des GCP.

Pour en savoir plus sur le Groupe d’étude international de la rivière Souris, consultez le site www.ijc.org/fr/srsb. Abonnez-vous pour recevoir les nouvelles et les mises à jour de l’étude.