Examen accéléré du plan 2014

Le Plan 2014 est le plan de régularisation des débits sortants du lac Ontario qui est entré en vigueur en 2017. Au cours de deux des trois premières années ayant suivi l’adoption du Plan, des conditions extrêmement humides ont causé des inondations records dans les secteurs du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. En réponse aux préoccupations de la population au sujet de ces crues très importantes, la Commission mixte internationale (CMI) a demandé à son Comité de gestion adaptative des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent (GAGL) de précipiter l’examen du Plan 2014.

Le Comité GAGL a déterminé quelles activités devaient être prioritaires suivant une approche en deux temps qui a officiellement débuté en février 2020. La première phase de l’examen accéléré vise à fournir de l’information au Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent (CILOFSL) de la CMI pendant cette période d’apports d’eau presque records en provenance du lac Érié.

En guise de première étape de ce processus, des études préliminaires ont été lancées à l’automne 2019 afin de rapidement fournir au CILOFSL des données qu’il devait pouvoir utiliser pour déterminer les débits sortants du lac Ontario. Ces premiers résultats ont aidé le CILOFSL à accroître l’efficacité des débits sortants du lac Ontario au printemps 2020.

La deuxième phase consistera à examiner la façon dont le Plan 2014 devra régler le problème des crues et des étiages extrêmes à long terme. Le Comité GAGL conseillera le CILOFSL sur la pertinence des ajustements à apporter au Plan, non seulement en fonction des conditions actuelles, mais de façon générale. Toute modification au Plan 2014 devra être approuvée par la CMI et acceptée par les gouvernements du Canada et des États-Unis.

 

Participation du public à l’examen accéléré
 

Après l’obtention du financement de la phase 1, la CMI a mis sur pied un groupe consultatif public composé de membres nommés par le Comité GAGL. Ces derniers sont des chefs de file d’associations riveraines, de groupes représentant les secteurs de la navigation de plaisance et du tourisme, d’organismes environnementaux, d’administrations locales, d’organismes de la navigation commerciale, de Premières Nations et de producteurs d’hydroélectricité.

Le Groupe consultatif public aidera le Comité GAGL à explorer les améliorations pouvant être apportées à la régularisation en lui faisant part des connaissances acquises sur les répercussions des niveaux d’eau et en commentant les méthodes d’évaluation appliquées. Les membres du Groupe consultatif public ont aussi été invités à favoriser l’instauration d’un dialogue bilatéral entre le Comité GAGL et les parties intéressées et concernées. En plus des fruits du travail réalisé par le Groupe consultatif public, le Comité GAGL sollicitera les commentaires du grand public sur l’examen accéléré.

La CMI et le CILOFSL se sont engagés à être à l’écoute des préoccupations et des besoins exprimés par toutes les parties prenantes afin de voir quelles améliorations pourraient être apportées au Plan 2014. La CMI espère que l’examen accéléré aidera à réduire le risque d’impacts côtiers, mais est consciente qu’aucun plan ne pourra jamais prévenir les inondations quand les conditions sont extrêmement humides. Il est également à espérer que le processus permettra au public de mieux comprendre les répercussions des conditions météorologiques, des apports d’eau et des influences humaines sur les niveaux d’eau, ainsi que des limites de tout plan de régularisation.